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Les différences entre la France et le Canada au travail

Cela fait maintenant 6 mois que j’ai débarqué au Canada et que j’y travaille. 6 MOIS !! C’est juste passé à une vitesse folle ! Je pense donc qu’il est temps maintenant de faire un petit récap’ de ce qui a changé pour moi, au niveau du travail surtout. Je voulais pour cela établir un petit comparatif des différences entre la France et le Canada au travail, selon ce que j’ai remarqué à date.

1 – Les horaires

Déjà, vous le savez peut-être, mais ici on oublie tout de suite les 35h. La norme est plutôt autour des 40h par semaine. 

En France, j’avais l’habitude de faire mes horaires et basta. 9h-12h 14h-18h présisément. Ni plus, ni moins, sauf cas exceptionnel.

Ici, plus de pause déj’ à rallonge pour commencer. Je mange en 15 minutes devant mon écran et je pense que je préfère ça. La reprise est moins difficile de cette façon et j’ai l’impression d’être plus productive, je me disperse moins. Quand je suis au travail, je travaille. En ce qui concerne les horaires, pour ma part, ils sont assez flexibles. J’arrive entre 8h et 8h30 et je pars vers 16h30/17h si pas trop de rush.

Au début par contre (environ les 4 premiers mois), avec la peur de ne pas faire assez et de me faire virer du jour au lendemain (voir point n°4), je faisais pas mal d’overtime et travaillais aussi souvent de chez moi. Ça m’arrive encore mais depuis quelques semaines je pense que j’ai trouvé un meilleur équillibre. Pourvu que ça dure !

J’avais aussi peur d’être mal vue si je partais à l’heure, mes restes de mentalité française j’imagine… Ici, au contraire, on ne reste pas pour “faire bien” si on a assez avancé sur nos tâches. Inutile donc de zoner sur Facebook ou de faire semblant d’être débordé passé 16h. J’ai même l’impression, qu’à force, si on reste tard, ça démontre une mauvaise organisation de notre part. En gros, si on a pas fini dans le temps de travail donné et qu’on doit rester ou avancer chez nous, c’est qu’on est mal organisés.

Par contre, si on sent que la charge de travail est trop grande pour nous, c’est à nous de mettre le hola et de replanifier. J’ai compris cette partie un peu plus tard car je voulais quand même montrer ce que je valais.

2 – Les congés

Certainement le point le plus compliqué pour nous, français, habitués à nos 5 semaines chéries : les congés !

Ici, le minimum c’est 2 semaines de congés payés par an. Oui, oui, 2 semaines seulement ! Je le savais donc je m’étais forcément un peu conditionnée. Mais clairement, avec l’hiver très rude que l’on a eu (mon premier en plus, merci pour le cadeau les gars 😅), ma 1ère vraie semaine de congés je l’attends avec impaaatieeence !

Bon, j’avoue que j’ai aussi de la chance car la compagnie où je travaille ferme pour Noël, ça a permis de faire un petit break bien mérité.

Avec les années d’ancienneté, il est aussi possible dans certaines compagnies d’obtenir plus de congés. Plutôt rassurant donc, mais je ne suis pas encore là…

3 – Le management et les relations entre collègues

Revoilà un autre point positif ! En effet ici le management c’est un autre monde, clairement.

Malgré les points hebdo et autres “1 to 1” parfois stressants surtout au début quand on ne sait pas trop où on met les pieds, les relations avec la hiérarchie sont nettement moins formelles. Et ça, c’est plutôt appréciable. Surtout quand on est une grande stressée de la vie pour tout et rien, comme moi.

En ce qui concerne les relations entre collègues, au début j’hésitais vraiment à proposer aux autres de faire des choses en dehors du travail parce que chacun avait déjà sa petite vie (sauf moi qui est en train de tout reconstruire évidemment 😅). Mais au fil du temps, les affinités se créent et on sort maintenant avec la petite gang (#gitanmystique) dès qu’on peut. Ça change vraiment tout et l’ambiance au travail n’en est que meilleure. Vive les 5 à 7 !

4 – Le contrat

Comme je le disais dans le 1er point, quand je suis arrivée ici j’avais lu beaucoup d’histoires de gens qui racontaient que se faire virer ici c’était très rapide. Ce point me faisait extrêmement peur pour le coup.

Que ce soit une histoire de faute, de mauvais résultats, d’une mauvaise entente ou de difficultés de l’entreprise ; Les employeurs ne perdent pas de temps à forcer une collaboration s’ils jugent que ça ne correspond pas. 

C’est très déroutant quand on se sentait “intouchables” avec notre bon vieux CDI en France. D’ailleurs, le CDI ici vous l’aurez compris, ça n’existe pas. On parle plutôt de “contrat permanent”.

Certes, on est moins protégés en tant qu’employés mais si on décide qu’il est temps pour nous d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, cela se fait aussi très facilement. En général, on avise l’employeur de la démission avec 2 semaines de préavis et c’est tout. Et pourtant, cela se fait dans de bonnes conditions, l’employeur ne garde pas de rancœur ou autre malgré un délai court pour trouver un remplaçant. Ils ont l’habitude et les candidats ne manquent pas. Fini les 2 mois de préavis qui paraissent des années quand on ne se sent plus bien dans un poste.

5 – Les perspectives d’avenir

Avant d’arriver au Canada, je commençais à me demander si le secteur dans lequel je travaillais depuis 3 ans et demi à l’époque (ouais je parle comme si ça faisait 10 ans que j’étais là 😅) était vraiment ce que je voulais faire toute ma vie. Ça arrive à tous lorsqu’on est “tanné” de sa job j’imagine donc j’ai pris sur moi.

J’ai toujours quelques doutes qui persistent mais c’est un peu moins présent dans ma tête. Et puis, comme ici tout va très vite, évoluer me paraît maintenant un peu plus à portée de main aussi. Je n’ai pas encore pu expérimenter cette partie mais il semble que l’évolution entre différents postes est plus rapide qu’en France. Il n’est pas rare aussi de se faire démarcher très régulièrement par des entreprises à la recherche de profil similaire, même après quelques mois d’expérience dans une compagnie. Tout le monde reste donc à l’affût des opportunités, que ce soit en termes de salaire ou de responsabilités si l’on souhaite évoluer.

Idem si je décide finalement de me “reconvertir”, me lancer dans une aventure solo ou complètement différente me fait un peu moins peur (excepté pour l’aspect financier les premiers temps). J’ai le sentiment que l’on laisse davantage la chance aux gens de se “trouver” vraiment et ainsi éviter de se retrouver “coincé” à 40 ans dans un métier qui ne nous correspond pas ou plus. Mais c’est peut-être juste une impression…

Et vous, que pensez-vous des méthodes canadiennes au travail ? Laissez-moi savoir ce qui vous étonne le plus en commentaire.

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4 Commentaires

  1. 1 mai 2018 / 23 h 18 min

    Malgré le fait qu’on fait plus d’heures et qu’on ait moins de vacances au Canada, je trouve le rythme du travail moins stressant et plus ” chill ” ! Comme tu dis si tu dois partir plus tôt, t’as pas vraiment de compte à rendre 🙂

    Super sympa cet article en tout cas !

    xx
    Laurane.

    • Pamela
      Pamela
      Auteur
      10 juin 2018 / 11 h 19 min

      Allô Laurane !
      Désolée pour ma réponse plus que tardive, je reprends tranquillement le blog après un très long abandon haha…
      Mais effectivement, comme tu dis, pour la plupart des compagnies ici on retrouve ce rythme et c’est tant mieux parce que le manque de congés c’est assez frustrant au début pour nous petits frenchies 🙂

  2. 12 mars 2018 / 17 h 20 min

    Cool cet article sur les différences France/Canada dans le monde professionnel ! Tout est vrai ! 🙂
    Par contre, j’ai souvent entendu que les relations sont très cloisonnées : un collègue va rarement devenir un ami. Moi, pour l’instant, je n’ai pas expérimenté tout ça car je suis à mon compte ^^

    Bisous !

    Alice

    • Pamela
      Pamela
      Auteur
      12 mars 2018 / 21 h 31 min

      Hello Alice ! J’imagine que j’ai de la chance d’avoir quelques collègues dans le même mood que moi 🙂
      Pas facile non plus d’être à son compte ici ?
      Je songe de plus en plus à sauter le pas d’ici quelques temps…

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